Les livres de poche ont toujours la cote

Les livres de poche ont toujours la cote

Quelques semaines après la fermeture du Salon du Livre de Paris le bilan est sans appel : les livres de poche ont la cote et les e-book font grises mines.

Salon du livre : un bilan positif

 

SQuelques semaines après la fermeture du Salon du Livre de Paris (qui a fermé le 23 mars dernier), le bilan est aux comptes. Et si l’évènement est resté très populaire, on peut toutefois s’étonner des résultats, plutôt bons, de l’industrie du livre en France. L’ensemble des formats et maisons d’édition connaissent une hausse des ventes cette année. Une hausse plus étonnante est toutefois celle concernant les livres de poche, qui se taillent une belle part du gâteau, loin devant les éditions numériques, qui devaient pourtant les mettre à mal.

Autrefois format « du pauvre », le livre de poche créé par le groupe Hachette est aujourd’hui une véritable institution et nombre d’éditeurs utilisent, parfois sans le savoir, le terme de Poche. Car au-delà de la marque « Le Livre de Poche », on parle bien ici d’un format particulier et libre, que les plus grandes maisons (Hachette, Gallimard, 10/18, Albin Michel, etc.) comme les plus confidentielles (De Borée, Babel, Arche, etc.), savent utiliser à bon escient. Un salon dédié au format poche existe même, il s’agit du Salon Lire en Poche, qui se déroule chaque année à Gradignan.

 

Et le numérique alors ?

 

A son arrivée, le monde de d’édition avait très peur du livre numérique ou « e-book ». Pourtant, ce dernier, quoique moderne et en phase avec son époque, a du mal s’imposer chez nous. Et il a plusieurs raisons à cela.

D’abord notre pays, notre culture, fait que nous sommes naturellement attirés par le papier et que nous avons, au fond, l’envie de posséder physiquement un livre. Une bibliothèque bien garnie, au-delà d’offrir du choix, est aussi un élément de décoration et d’élévation sociale à part entière.
De plus, notre histoire, et notamment la période de la seconde guerre mondiale, on fait que notre rapport à l’art et au livre, plus particulièrement, est élevé au rang de la symbolique. Un livre est un objet d’art à part entière, qu’il faut protéger.
Aussi, s’il est illogique de s’offrir une sculpture de designer en photo, s’offrir un roman au format numérique parait absurde.

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Mais ce n’est pas la seule raison qui nous différencie tant par rapport à d’autres pays, comme les Etats-Unis, dans lesquels les parts de marché du livre dématérialisé atteignent plus de 40% des ventes. L’autre raison, ce sont les prix. En effet, en France, en raison des quotas et des tarifs imposés par l’Etat pour la protection des librairies, un livre numérique se vend en moyenne à 7.50€. Le même livre en format poche coûte, lui, entre 6 et 7€. Le choix est vite fait : pour moins cher, on obtient un produit physique, tangible, que l’on peut prêter à loisirs, annoter, corner, sentir, etc.
Un drôle d’écart quand on sait que le coût de production d’un e-book est largement inférieur à celui d’un livre classique, qui demande des frais de matière première, d’impression, de transport, de distribution, etc.

Plus d’informations sur le livre numérique et ses déboires ici : http://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/tourisme-loisirs/le-livre-numerique-peine-a-s-affranchir-de-gutenberg-463576.html

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